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Choc psychologique, info ou intox ?

18 avril 2015 - 18:45

Jean-Luc Vasseur est devenu, le 8 avril dernier, le troisième entraîneur de Ligue 1 remercié cette saison, remplacé par Olivier Guégan sur le banc de Reims. Le changement n’a pas porté ses fruits lors du premier match du nouveau coach, perdu à domicile contre Nice (0-1). Quel que soit le résultat du club à Bastia samedi soir (20h), le président a d’ores et déjà avoué que le choc psychologique espéré «n’a pas eu lieu». Mais au fait, ce «choc psychologique» brandi par les décisionnaires à chaque fois qu’ils choisissent de se séparer d’un entraîneur en cours de saison existe-t-il vraiment?

Les observateurs de la Ligue 1 seront tentés de répondre par l’affirmative en s’appuyant sur le spectaculaire redressement de Bastia depuis que Ghislain Printant y a remplacé Claude Makelele début novembre. D’avant-dernier du championnat au soir de la 12e journée avec une moyenne de 0,83 point par match, le club corse est aujourd’hui 14e, avec une moyenne de 1,42 point par match sur les 20 matches dirigés par Printant. A Toulouse aussi, cela semble avoir fonctionné: Dominique Arribagé a décroché deux points par match de moyenne depuis son arrivée (trois matches joués), contre un point en moyenne pour son prédécesseur, Alain Casanova.

Un sujet d'étude récurrent

Mais deux exemples ne suffisent pas à faire une règle. Depuis les années 1990, de nombreuses équipes de chercheurs en sciences humaines ont tenté de répondre à la question qui vaut de l’or: changer d’entraîneur en cours de saison permet-il d’avoir de meilleurs résultats?

Quatre de ces études ont trouvé un effet négatif sur les résultats (Audas, Dobson et Goddard en 1997 et 2002, Bruinshoofd et Ter Weel en 2004 et Arnulf, Mathisen et Hærem en 2012), deux ont trouvé qu’il n’y avait aucun effet (Koning en 2003 et De Paola et Scoppa en 2012) et une a trouvé un effet positif sur les matches à domicile (Dios Tena et Forrest en 2007).

Une méthode spectaculaire... mais inefficace

En d’autres termes, sur sept études, six ont montré qu’un changement d’entraîneur était inefficace (effet négatif ou pas d’effet sur les résultats) et une seule que cela pouvait influencer les résultats positivement. Le problème n’est pas simple à résoudre pour une bonne et simple raison: il est impossible de savoir ce qui se serait passé si un club n’avait pas limogé son entraîneur.

Mais les études se rejoignent sur certains points. Les équipes qui licencient leur entraîneur ont bel et bien tendance à avoir de meilleurs résultats au cours des quelques matches suivant le changement de tête par rapport aux quelques matches qui le précédent, comme le montre ce tableau réalisé par Maria De Paola et Vincenzo Scoppa, professeurs à l’université de Calabre:

Maria De Paola et Vincenzo Scoppa


Mais rien ne prouve que cette amélioration des résultats soit due au changement d’entraîneur. La grande majorité des licenciements en cours de saison ont en effet lieu après une série de mauvais résultats. Or, une équipe qui vient de subir une mauvaise série de résultats a tendance à améliorer ses performances, qu’elle ait licencié son entraîneur ou non.

Ce phénomène, que les statisticiens appellent la «régression vers la moyenne», a été mis en évidence par Jan Ketil Arnulf, John Erik Mathisen and Thorvald Hærem en 2012. Sur ce graphique, ils ont comparé les résultats des équipes qui ont licencié leur entraîneur (trait continu) avec ceux d’équipes qui ont connu une série de mauvais résultats similaire sans licencier leur entraîneur (trait pointillé) au cours de 12 saisons de première division norvégienne. Dans les deux cas, les performances se sont améliorées, et même un peu plus rapidement pour ceux qui n’ont pas licencié leur entraîneur.

Jan Ketil Arnulf, John Erik Mathisen et Thorvald Hærem


Le problème, écrivent-ils, est que quand un dirigeant change d’entraîneur et voit les résultats de son équipe s’améliorer, il en conclura qu’il a pris la bonne décision, alors que les résultats avaient autant voire plus de chances de s’améliorer s’il n’avait rien fait. Ce genre de raisonnement peut expliquer la croyance largement répandue dans le milieu du foot en l’«effet psychologique». Bien sûr, dans certaines situations comme celle de Bastia, changer d’entraîneur au cours d’une saison peut être un bon choix de la part des dirigeants. Mais l’efficacité de cette méthode forte a tendance à être largement surestimée par les acteurs du football, et les dirigeants ont tendance à y avoir recours un peu plus souvent que cela ne serait bon pour leur club.

Maria De Paola et Vincenzo Scoppa émettent d’autres hypothèses pour expliquer ce phénomène. «Les conseils d’administration des équipes s’en remettent peut-être à la théorie du bouc émissaire selon laquelle licencier un entraîneur représente un outil utile pour calmer des actionnaires et des supporters mécontents et éviter de faire face à leur responsabilité dans les mauvaises performances de leur équipe», écrivent-ils.

L'entraîneur moins influent que ce que l'on pense?

Les chercheurs norvégiens soutiennent une autre théorie. Selon eux, le football moderne prêterait plus d’influence aux entraîneurs qu’ils n’en ont réellement. Avec la médiatisation et l’individualisation croissantes du foot, l’entraîneur est devenu une figure de plus en plus idolâtrée, un phénomène que symbolisent, chacun à leur manière, Marcelo Bielsa et José Mourinho. Mais des facteurs comme le «capital social» d’une équipe (la compétence de ses joueurs, la culture du club, sa structure etc...) auraient selon les chercheurs bien plus d’influence sur les résultats d’une équipe.

Une théorie qui n’est pas sans rappeler les travaux de Simon Kuper et Stefan Szymanski dans leur livre Les attaquants les plus chers ne sont pas ceux qui marquent le plus. Les deux économistes avaient montré que la position finale des équipes en Premier League était fortement corrélée à la masse salariale. En d’autres termes, même José Mourinho n’aurait probablement pas réussi à sauver le RC Lens cette année, et Antoine Kombouaré aurait sans doute été champion (ou aurait au moins terminé deuxième) s’il avait terminé sa dernière saison avec le PSG.

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