Les anciens de la Ligue 1 ont la côte en Grèce

6 mai 2015 - 16:50

Ils ont quitté la Ligue 1 l’été dernier pour rejoindre la Grèce et l’Olympiacos Le Pirée. Bien leur en a pris puisqu’ils ont décroché le titre de champion il y a quelques jours. « C’est le premier titre de ma carrière professionnelle, c’est toujours agréable. C’est ce que j’étais venu chercher ici aussi, pour connaître autre chose que la lutte pour le maintien en France. Je suis content. Je ne regrette pas du tout d’être venu ici », nous a confié Mathieu Dossevi (27 ans). Même son de cloche pour Arthur Masuaku (21 ans), avec qui il évoluait déjà à Valenciennes la saison passée. « C’est une fierté de décrocher ce premier titre. A 21 ans, ce n’est pas négligeable. Maintenant, je ne veux pas m’arrêter là. L’objectif, c’est de continuer à gagner », a avancé le latéral gauche, satisfait de son exercice sous ses nouvelles couleurs. « C’était une bonne année dans l’ensemble pour ma première saison compète, véritablement aboutie. J’ai bien démarré, j’ai fait beaucoup de passes décisives, 6 ou 7 en championnat. J’ai continué sur ma lancée. J’ai aussi marqué mon premier but en Ligue des Champions contre l’Atlético. Je suis content, très content. L’année a été plus que bénéfique pour moi. J’ai progressé. Je suis venu pour jouer, je ne regrette vraiment pas mon choix. Il n’y a que du positif dans cette saison », a-t-il analysé avant de poursuivre.

« Jouer à l’Olympiacos, en Grèce, c’est un truc de fou. Je ne sais pas si j’abuse, mais c’est comme jouer pour le Paris SG de Grèce ! C’est l’équipe la plus forte de Grèce, qui joue chaque année la Ligue des Champions, ça représente quelque chose. Je ne me mets pas de pression particulière. Je joue au football pour disputer ce genre de matches, de compétition. C’est du foot, la vie continue. C’est bien de jouer pour une grande équipe. C’est une pression positive », a-t-il commenté. Le milieu offensif aussi a apprécié sa première année en Super League. « J’ai fait quasiment toute la saison. J’espère que ce sera encore mieux la saison prochaine et que je pourrais goûter à la Ligue des champions », a-t-il glissé. Une année de découvertes rendue plus facile par la présence de nombreux francophones en début de saison, tels qu’Eric Abidal (qui a pris sa retraite depuis), Delvin Ndinga ou encore Gaëtan Bong (parti en janvier à Wigan). « C’est toujours plus facile d’avoir des personnes que l’on connaît ou qui parlent la même langue quand on arrive dans un nouveau pays. Ça aide pour l’adaptation. Le reste s’est fait tout naturellement avec le reste du groupe », a glissé Dossevi. Masuaku aussi a beaucoup apprécié la présence de cette colonie d’anciens de Ligue 1. « C’est toujours mieux de savoir qu’on est entouré de joueurs français quand on arrive à l’étranger. Doss (Mathieu Dossevi), je le connaissais déjà de Valenciennes et on s’entendait déjà très bien. Eric Abidal m’a vraiment beaucoup apporté. Jouer avec lui, ça n’a été que du bonheur. C’est vraiment quelqu’un dans le monde du football. J’ai eu la chance d’être avec des francophones. Ça m’a aussi aidé un peu », a-t-il avoué.

Le changement de coach, l’ambiance, le doublé

Car la saison des Rouge-et-Blanc n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, avec notamment un changement d’entraîneur en cours de saison, le Portugais Vitor Pereira succédant en janvier à l’Espagnol Michel. « Ça n’a pas été simple à gérer. Le coach Michel est parti en janvier. Nous avons essayé de rester professionnels, comme d’habitude, avec le nouveau coach. On n’a pas survolé le championnat parce que le Pana et le PAOK ont essayé de nous accrocher, de nous mettre des bâtons dans les roues. On a essayé de conclure le plus rapidement possible, en gagnant rapidement les matches. Ça s’est bien passé », a expliqué Masuaku. « On va dire qu’il y a trois-quatre équipes compétitives, le reste l’est un peu moins. Mais il y a de très bons joueurs dans cette ligue. L’écart entre l’Olympiacos et les autres équipes reste flagrant. On domine assez largement les matches », a embrayé Dossevi avant de nous décrire l’ambiance, parfois débordante comme lors du derby contre le Panathinaïkos, dans les stades hellènes. « Ce sont des choses un peu à part. Les autorités essayent de contrôler un peu plus les supporters depuis les incidents. L’usage de fumigènes et de pétards est assez fréquent. Ils essayent d’éradiquer ça pour avoir des matches plus sains en tribunes. Ça donne toujours un peu plus d’ambiance que d’avoir des stades neutres. De la peur ? Non. On sait que c’est d’abord pour déstabiliser les adversaires. Ça ne va pas plus loin que ça. Mais comme les contrôles sont défaillants, il vaut mieux régler ce souci pour éviter un accident ou un problème plus grave », a-t-il raconté.

Un constat partagé par Masuaku. « Franchement, le derby d’Athènes, ce n’était pas du tout comme en France, pour un derby du Nord. Ici, c’est vraiment un truc de fou. Ils vivent vraiment pour ça. Ils nous ont jeté des fumigènes. Ils ont même touché un joueur de notre équipe. C’est parfois choquant, même si on connaît l’atmosphère en Grèce. Je peux comprendre l’engouement autour du derby, mais de là à blesser des joueurs, c’est quand même un peu abusé », a-t-il lancé, faisant le point sur les hommes clés du titre de l’Olympiacos. « Je dirais Alejandro Dominguez. C’est un numéro 10. Il a vraiment quelque chose. Il est très technique. Il nous a fait marquer beaucoup de points. Il a marqué 17 buts et fait marquer aussi beaucoup. Kostas Mitroglou, aussi, est un renard des surfaces. Roberto, le gardien, a énormément de qualités. Il l’avait prouvé en Ligue des Champions contre la Juventus », nous ont-ils expliqué en chœur. Ils compteront sur eux pour aller chercher la Coupe de Grèce, dont ils disputeront la finale dans quelques jours, le 17 mai, face à Xanthi. « Il y a la finale de la Coupe dans quelques jours, je vais essayer de glaner mon deuxième trophée », a lâché Masuaku, immédiatement repris par Dossevi. « Le doublé, ce serait beau. Comme je le disais, je suis venu pour gagner des titres. Si on réussit le doublé, ce serait une belle saison pour le club et les supporters », a-t-il conclu. Qu’on se le dise, les anciens de Ligue 1 parti briller en Grèce ne connaissent eux pas la crise.

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